«Il y a eu des nuits où je mourais de toi
Comme on meurt de faim.
Je pensais à ton souffle quand insensiblement
Il devient plus rapide, et je ne dormais pas.
Quand je te regardais, quand je fermais les yeux
En tout temps, en tout lieu j’avais envie de toi.
Lorsque je t’ai donné quelques coups de canif
C’était pour ne pas perdre tout à fait la raison,
C’était pour que tu sois un peu plus attentif
Que tu ne t’installes pas dans ma soumission.
Y a-t-il eu trop de temps, trop de gens entre nous.
En ce moment tu vois, je n’ai vraiment plus goût à rien.
Et il y a des nuits où je meurs de personne
Comme on meurt de quelqu’un.»
20 aprile 2009
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